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  • : Ce blog présente toutes les actualités de l'écrivain, journaliste et historien Gonzague SAINT BRIS.
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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 15:05

2011-05-25-1002-ICI_PARIS.jpg

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 15:00

2011-05-21~1366@LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENT

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 15:30

Plusieurs centaines de milliers personnes réunies pour la deuxième édition d’ « À vous de lire ! »

À vous de lire !, événement du ministère de la Culture et de la Communication, s’impose parmi les grandes manifestations culturelles nationales. Avec cette deuxième édition, la grande fête du livre et de la lecture a séduit de nouveau le public à travers plus d’un millier d’événements sur tout le territoire, en métropole, en outre-mer et à l’étranger.

Le mercredi 25 mai, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, Anouk Aimée marraine de la manifestation, Jean d’Ormesson, Abd Al Malik, Eva Darlan, Greg Germain, Irène Frain, Gonzague Saint Bris, en présence de Georges Lefebvre Directeur Général du Groupe la Poste, Michel Fremder Directeur des Trains Exposition SNCF et de Gérard Lhéritier, Président de la société Aristophil et fondateur du Musée des lettres et manuscrits ont donné le coup d’envoi en inaugurant le train « À vous de lire ! - Littératour » en gare du Nord, à Paris.

Le thème national d’À vous de lire ! 2011, « La correspondance », a donné lieu à de grandes lectures dans toute la France qui ont attiré des auditeurs nombreux et conquis.

À Paris…
- « L’amour et moi l’aurons voulu ainsi », la correspondance de Robert Desnos : lecture par Gabriel Dufay (le 27 mai, Paris 7e, Centre national du livre), en présence de 100 personnes ;
- « Entre intimité et mondanité », soirée Marcel Proust : lecture par Bernadette Lafont, Claire Nebout, Michel Fau et Xavier Gallais (le 29 mai, Paris 8e, espace Pierre Cardin), en présence de 650 personnes ;
- « Correspondances à trois : Rilke- Tsvetaïeva- Pasternak » : Lectures par Ariane Ascaride, Jean-Claude Drouot et Thierry Hancisse de la Comédie Française (le 29 mai, Paris 8e, espace Pierre Cardin), en présence de 550 personnes ;
- « August Strindberg, un Bouddha fin de siècle » : lecture par Dominique Pinon (Paris 14e, Théâtre de la Gaité Montparnasse), en présence de 230 personnes ;
- « A vous de lire sur la Piazza Beaubourg » (le 28 mai, Paris 4e, Centre Georges Pompidou), en présence de 2 100 personnes ;
- Journées portes ouvertes au Musée des lettres et manuscrits (du 26 au 29 mai, Paris 7e, Musée des lettres et manuscrits), en présence de 380 personnes ;
- La fête des enfants à la Bibliothèque nationale de France (29 et 30 mai, Paris 13e, BnF), en présence de 1 300 personnes ;

Et aussi…
- « Les lettres de Colette à sa fille » : lecture par Marie-Christine Barrault et Nathalie Roussel (le 25 mai, Montauban, Théâtre Olympe de Gouges), en présence de 448 personnes ;
- Frédéric Chopin et Marina Tsvetaïeva : Lectures musicales par Anna Mouglalis, Stanislas Merhar et Julie Sokolowski (le 29 mai, Nantes, Musée des Beaux arts), en présence de 1 500 personnes ;
- « Les lettres de Boulgakov à Staline » : lecture par Denis Lavant (le 28 mai, Tour d’Aigues, Mairie), en présence de 250 personnes ;
- « Les correspondances subtiles : Marseille l’orientale » : lecture par Michael Lonsdale (le 26 mai, Marseille, Conservatoire national de région Pierre Barbizet), en présence de 250 personnes ;
- A Marseille encore, les Ecritures Croisées - Lectures déambulatoires par Anne Alvaro, les lectures de Vénus Khoury-Ghata et les canons à mots de Générik Vapeurs en gare Saint-Charles, ont attiré plus de 1 000 personnes.

L’année 2011 célèbre l’Outre-mer et À vous de lire n’était pas en reste, que cela soit en métropole :
- « Lire et faire lire l’Outre-mer » (le 28 mai, Paris 15e, place de la Mairie), en présence de 100 personnes ;
- « Outre-Lettres » (du 26 au 29 mai, La Rochelle), en présence de 521 personnes ;
Et à la Réunion, « les ateliers bébés lecteurs de Tampon » ont réunis 350 personnes.
Si À vous de lire ! s’adresse à tous les publics, une attention particulière est portée aux lecteurs de demain.

Un partenariat avec le ministère de l’Education nationale a permis de créer la journée nationale de la correspondance, jeudi 26 mai, avec pour objectif d’inciter les scolaires à lire et à écrire.
Lectures en prison comme à Montauban, animations et lectures dans 29 hôpitaux parisiens, en Ile de France et en région…, À vous de lire ! va à la rencontre des publics empêchés pour que tous puissent partager l’amour de la lecture et de la littérature. Plus de 1 300 personnes ont ainsi pu assister à des lectures dans les hôpitaux.

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 13:29

PARIS, 19 mai 2011 (AFP) - 19.05.2011 14:28

Un précieux carnet d'Honoré de Balzac, seul journal de travail connu de l'écrivain, dont on connaissait l'existence mais qui avait disparu, a été retrouvé par le fondateur du musée des lettres et des manuscrits où il sera exposé à partir de vendredi, a-t-on appris de sources concordantes.

Ce carnet oblongue ou "journal de bord" que Balzac appelait son "garde-manger" est rempli de notes manuscrites à l'encre noire, sépia et violette, de croquis, pensées, plans et aphorismes sur l'ensemble des livres qui composent la "Comédie Humaine".

Après la mort de l'écrivain, il a appartenu à plusieurs grands collectionneurs privés.

Gérard Lhéritier, fondateur du musée des lettres et des manuscrits et bibliophile passionné, l'a acquis il y a un an auprès du dernier à l'avoir eu en main "à condition qu'il soit exposé" au public, a-t-il raconté à l'AFP. L'anniversaire de la naissance de l'écrivain, le 20 mai 1799, est l'occasion de cette exposition.

"Contrairement à Victor Hugo, c'est le seul carnet de travail de Balzac connu et c'est un chef-d'oeuvre monumental. C'est là qu'il commence la +Comédie Humaine+ et on rentre vraiment dans une grande intimité de l'écrivain", a souligné M. Lhéritier.

Pour Gonzague Saint-Bris, descendant direct de l'éditeur de Balzac et des Romantiques, Louis Mame, passionné de l'écrivain et qui publie "Balzac, une vie de roman" aux éditions Télémaque, ce carnet, a été "une confirmation et une consolation".

"Ma bibliothèque a brûlé il y a quelques années avec toute ma collection Mame, des autographes de Balzac. Lorsque M. Lhéritier m'a montré ce carnet, que j'ai pu consulter, il m'a encouragé dans la connaissance que j'avais de Balzac dans lequel je me suis plongé dès l'adolescence", a expliqué M. Saint-Bris à l'AFP.

Selon lui, Balzac parle deux fois de ce carnet dans son oeuvre. Il "confirme l'énorme liberté de l'écrivain qui cachait dans sa vie ce qu'il livrait dans son oeuvre sur tous les sujets qui le passionnaient : l'occultisme, Napoléon, le café...".

Dans sa biographie, qu'il a mis 30 ans à écrire, Gonzague Saint-Bris livre nombre d'anecdotes et de détails sur la vie du grand homme de lettres, et notamment sur son grand amour Mme Hanska, alias "l'Etrangère", une comtesse polonaise qui deviendra sa femme.

 

© 2011 AFP

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 13:24

Par Marianne Payot

(L'Express)

publié le 19/05/2011 à 08:00

Le tout petit monde des jurés littéraires

 

Reuters, AFP, T. Dudoit/L'Express, AFP, C. Hélie/Gallimard

Dans les jurys des centaines de prix décernés chaque année en France, écrivains et journalistes trustent les meilleures places. Ils se cooptent, cultivent leurs réseaux, s'amusent aussi. Plongée dans le vivier des distributeurs de lauriers.

Coup de tonnerre début mai dans le milieu littéraire avec l'éviction du jury Médicis du bibliophile (et cogérant du groupe Lagardère) Pierre Leroy . Son forfait ? Avoir initié, tel le juge suprême, le Prix des prix , récompensant "le lauréat des lauréats" parmi les primés des grands prix d'automne. "Prétentieux", s'est insurgé Dominique Fernandez. 

Jean-Marie Rouart , auteur, Paris Match, siège aux jurys suivants: Académie française, Interallié, Prince Pierre de Monaco, Deux-Magots, Roger-Nimier, Cino Del Duca, La langue française, Haussmann/Métropoles, Fondation Napoléon. 

 

Quelques jours plus tôt - on ne s'ennuie jamais à Saint-Germain-des-Prés -, on apprenait coup sur coup la création du prix Fitzgerald, par la propriétaire de l'hôtel Belles Rives à Juan-les-Pins, et celle du prix du Cercle littéraire , lancé par Frédéric Beigbeder. Soit les énièmes prix littéraires français, avec, au casting, d'illustres inconnus... : Eric Neuhoff, Beigbeder, entre autres, pour le premier, et Beigbeder, Eric Neuhoff, notamment, pour le second. Bref, il en va des jurys littéraires comme des conseils d'administration, les jetons de présence en moins. Mimétisme, cooptation, amitiés, réseaux... Bienvenue dans le cercle - fermé - des arbitres des belles-lettres.  

 

Patrick Poivre d'Arvor , auteur, Arte, France 5, siège aux jurys suivants: Maurice-Genevoix, Roger-Nimier, Méditerranée, Rayonnement français, Saint-Valentin, Grand Prix de l'héroïne Madame Figaro, Grand Prix du roman métis, Françoise Sagan (2011). 

Le tout petit monde des jurés littéraires

Reuters

Mais comment sortir du vivier ? Car la règle n° 1, lorsqu'on instaure un prix (à la mémoire d'un écrivain, dans le cadre d'un Salon, pour dorer le blason d'une brasserie, voire pour son ego...), c'est de le faire savoir et, pour cela, constituer un jury idoine. 

 

Dominique Bona , auteure, Version Femina, siège aux jurys suivants: Renaudot, Maurice-Genevoix, Edmée de la Rochefoucauld, La langue française, Version Femina/Virgin Megastore, Cazes-Brasserie Lipp, Closerie des lilas. 

Certes, il existe des solutions moins sujettes à caution : l'appel aux "anonymes" (lecteurs, auditeurs, libraires...), encore faut-il être un organe de presse (France Inter , L'Express ...) ou un réseau de librairies ; le jury tournant, très en vogue dans les pays anglo-saxons, mais, à quelques exceptions près (le prix Wepler), guère prisé en France ; et, enfin, celui composé de spécialistes inconnus du grand public (peu vendeur) ou de people - tels Massimo Gargia ou Jacqueline Veyssière (l'ex-directrice du Byblos de Saint-Tropez), du prix Alcazar - immédiatement taxés d'incompétence. 

 

Restent les "professionnels de la profession", soit les écrivains et journalistes (porteurs souvent de la double casquette). Le must, en la matière, sont les académiciens  (français ou Goncourt). Ils donnent du prestige au jury, du poids aux cartons d'invitation et auprès des sponsors mécènes. La palme, en la matière, revenant au Rocher (prix Prince Pierre de Monaco), qui ne fait appel qu'à ces derniers, Vitoux, Rouart, Ben Jelloun, Pivot... 

 

Eric Neuhoff , auteur, Figaro Madame, siège aux jurys suivants: Interallié, Décembre, Deux-Magots, Roger-Nimier, Fitzgerald, Cercle littéraire, Littéraire Lucien Barrière, Grand Prix de l'héroïne Madame Figaro. 

Au Renaudot, pas de panique, le label se porte bien. A commencer par l'hyperactif Franz-Olivier Giesbert, qui se démultiplie entre les prix Aujourd'hui, Louis Pauwels, Quai des Orfèvres et autres Cazes-Brasserie Lipp. Même les plus discrets s'activent sans relâche. Ainsi Dominique Bona (prix Maurice Genevoix, Cazes, Edmée de La Rochefoucauld...) ou encore Jean-Noël Pancrazi (prix Maurice Genevoix, Printemps du roman...). 

 

Frédéric Beigbeder , auteur, Canal +, Figaro Magazine, GQ, Lire, siège aux jurys suivants: Renaudot, Flore, Cercle littéraire,Fitzgerald, Littéraire Lucien Barrière,prix Françoise Sagan (2011). 

Le tout petit monde des jurés littéraires

Thierry Dudoit/L'Express

 

Quant au nouveau venu, Frédéric Beigbeder, il n'a pas attendu son intronisation chez Drouant pour figurer sur l'affiche : "C'est génial, non ? nous confie, goguenard, le créateur du prix de Flore, de déjeuner dans des bons restaurants sans payer. Moi, ma devise, c'est TSE - "Tout sauf l'ennui." Alors, alterner les repas avec les intellectuels et les soirées avec les fêtards, s'attabler avec un Prix Nobel [Le Clézio] et le patron du Point (le Renaudot, ambiance beaucoup plus rigolote que je ne le pensais) et dormir sur la Côte en lisant des livres frivoles et romantiques (le Fitzgerald), quoi de mieux ?" S'amuser, briser la solitude de l'écrivain, côtoyer les grands aînés (Lire le témoignage de Jean-Marie Rouart, "On est dans un monde incestueux" ), partager (Ben Jelloun), rendre aujourd'hui ce que l'on a reçu hier (rappelons ici que la plupart des prix ne font pas vendre, mais dispensent à leur lauréat un chèque substantiel, de 1 000 à 15 000 euros, non imposables, "un encouragement moral et financier évident", se souvient l'ex-lauréat tous azimuts Frédéric Vitoux)... les motivations de nos jurés sont émouvantes.  

 

Frédéric Vitoux , auteur, siège aux jurys suivants: Académie française, Prince Pierre de Monaco, Giono, Jean Freustié, 30 Millions d'amis, Arsène Lupin de la littérature policière. 

Mais appartenir à plusieurs jurys, prestigieux ou non, c'est aussi satisfaire son besoin de reconnaissance, s'assurer de l'attention des éditeurs et des auteurs, recevoir quelques invitations flatteuses, au risque d'être accusé de copinage. "Ne diabolisons pas, prévient Jean-Marie Rouart, il y a des individus influençables, bien sûr, mais aussi des passionnés. Il faut juger au cas par cas." "Et puis, poursuit Beigbeder, c'est tout de même du travail, on y passe du temps, gratuitement." Car on est censé lire. Beaucoup. A tel point que certains jurés ont trouvé la technique - lire moins, mais donner le change -, comme le rappelle Frédéric Vitoux : "Ils se débrouillent pour être toujours les derniers du tour de table. Il leur suffit de dire qu'ils sont d'accord avec un tel ou un tel."  

 

Irène Frain , auteure, Paris-Match, siège aux jurys suivants: 30 Millions d'amis, Style, Version Femina/Virgin Megastore, Le Point du polar, Montalembert. 

Lecteurs et relais privilégiés, les journalistes fournissent ainsi l'un des plus gros bataillons des jurys. Coup de chapeau, à cet égard, au groupe Figaro, qui aligne Eric Neuhoff (prix Décembre, des Deux-Magots, Roger Nimier, Lucien Barrière...), Bertrand de Saint-Vincent (Le Flore, la Coupole, Fitzgerald, Printemps du roman...), Mohammed Aïssaoui (prix Cazes, Georges Brassens, Senghor...), Philippe Tesson (Interallié, Aujourd'hui), Marc Lambron (Deux-Magots, la Coupole...). Belle présence également du Point avec FOG et son directeur adjoint de la rédaction Christophe Ono-dit-Biot, jolies percées de Télérama avec Nathalie Crom (prix Alexandre Vialatte, du Premier Roman, Nomad's, Georges Brassens...) et de Version Femina avec la multicarte Dominique Bona. S'il a perdu de sa "surface médiatique", Patrick Poivre d'Arvor n'a pas perdu la main littéraire, ne comptant pas moins de huit jurys à son actif. Mais attention, la concurrence gronde, on signale la bonne cote de quelques jurées (Marie-Laure Delorme, Adelaïde de Clermont-Tonnerre, Marie Drucker). 

 

Tahar Ben Jelloun , auteur, siège aux jurys suivants: Goncourt, Prince Pierre de Monaco, La langue française, Grand Prix du roman métis, Joseph-Kessel, Méditerranée, Apollinaire pour la poésie. 

Et les "anciens", journalistes ou pas, ne sont pas près de décrocher : Irène Frain, Gonzague Saint-Bris, Georges-Olivier Châteaureynaud (grand ordonnateur à la Société des gens de lettres), Paule Constant, Paula Jacques, Christine Jordis, Christiane Baroche, Vénus Khoury-Ghata, Daniel Picouly, Pierre Bergé goûtent aux charmes des jurys, qu'ils soient conviviaux ou zizanesques... 

 

Franz-Olivier Giesbert , auteur, Le Point, France 2, siège aux jurys suivants: Renaudot, Cazes-Brasserie Lipp, La langue française, Aujourd'hui, Louis-Pauwels, Quai des Orfèvres 

Le tout petit monde des jurés littéraires
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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 19:28

19/05/2011

 

Document exceptionnel et inédit, les notes et de dessins consignées entre février et septembre 1833 sous le titre Pensées, Sujets, ­Fragments ­constituent un témoignage irremplacable sur le processus créatif de Balzac.
Document exceptionnel et inédit, les notes et de dessins consignées entre février et septembre 1833 sous le titre Pensées, Sujets, ­Fragments ­constituent un témoignage irremplacable sur le processus créatif de Balzac.

L'écrivain y exposait ses notes de travail et le projet de La Comédie humaine.

C'est une histoire qui fait rêver le monde de l'édition: on a retrouvé des inédits d'un des plus grands écrivains français. Bien sûr, ce n'est pas un roman exhumé d'une mallette égarée au fond d'un grenier. Non, ce n'est qu'un carnet de travail, mais il dit tant de choses sur la genèse d'une œuvre immense, peut-être la plus aboutie de la littérature: La Comédie humaine d'Honoré de Balzac.

Ce carnet porte un titre: Pensées, Sujets, Fragments, suivi des dates «février 1933-27 sep­tembre 1833». Il contient 56 feuillets de notes, d'aphorismes, de dessins, de schémas. L'écriture est très fine, serrée. On doit cette découverte à Gérard Lhéritier, collectionneur et fondateur du Musée des lettres et manuscrits.

Il y a un an, il a acquis ce précieux document dont les spécialistes de Balzac savaient qu'il existait mais ignoraient où il pouvait bien se trouver. On le sait maintenant, ce texte a d'abord été la propriété de Gustave Clément-Simon qui l'avait récupéré après la dispersion des papiers de l'auteur d'Eugénie Grandet. Puis du vicomte Charles de Lovenjoul, l'un des plus grands collectionneurs de la littérature française. Le carnet est longtemps resté dans les mains de Jacques Crépet, fin analyste de l'écrivain prolixe. C'est au cours d'une vente aux enchères que Gérard Lhéritier, bibliophile passionné, emporta la mise.

 

 

Encre noire, sépia et violette

Ce précieux carnet, le grand public pourra désormais le voir. Auparavant, le romancier Gonzague Saint Bris, descendant de la famille Mame, l'éditeur de Balzac, a pu le consulter. «Mon appartement avait brûlé, et tout est parti en fumée: ma collection Mame s'y trouvait avec des autographes et des lettres de Balzac. Quand il en a eu connaissance, Gérard Lhéritier a déposé dans mes mains cette pièce unique dont j'avais entendu parler puisque je prépare une biographie de Balzac depuis une dizaine d'années.»

Le patron du Musée des lettres et manuscrits a simplement dit à Gonzague Saint Bris: «Ça va peut-être vous consoler.» Et lui a offert la possibilité de consulter le document pour apporter une touche différente à la biographie de Balzac à laquelle il travaillait. Un joli cadeau quand on passe après des études signées Théophile Gautier, Stefan Zweig, Claude Mauriac, André Maurois, Félicien Marceau. À plusieurs reprises, le descendant de Louis Mame s'est retrouvé dans le bureau de Lhéritier, celui-ci sortant du coffre le carnet, et Saint Bris, feuilletant, avec des gants transparents, les pages manuscrites à l'encre noire, sépia et violette.

«Garde-manger»

Dans cet album que Balzac a lui-même qualifié de «grand parc de mes idées» ou parfois de «garde-manger», on découvre les fragments d'une œuvre en train de se constituer. Ainsi, le canevas du Père Goriot est-il résumé en quatre lignes: «Sujet du père Goriot - un brave homme - pension bourgeoise - 600 francs de rente - s'étant dépouillé pour ses filles qui toutes deux ont 50.000 de rente, mourant comme un chien.» Il y a aussi des phrases jetées apparemment sans lien mais que l'on retrouvera dans un roman: «Un grand crime, c'est quelquefois un poème», qu'il placera dans La Peau de chagrin.

À côté de ces abondantes notes sur son travail littéraire, indique le musée, Balzac utilisa aussi cet album pour des indications pratiques, comme un plan d'habitation, des aide-mémoire, des dessins, une liste de noms de personnes… Dans une lettre à Mme Hanska, le créateur de La Comédie humaine évoquait ce carnet qu'il tenait toujours avec lui: «Mon livre, où j'ai mis toutes les pensées de mes ouvrages et tant de choses…»

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:09

« Balzac, à nous deux ! »

Mercredi 18 mai 2011

 

GSB

 

Gonzague Saint Bris revient en Touraine – mais l’a-t-il un seul jour vraiment quitté ? – pour s’intéresser à l’un de ses plus illustres natifs et écrivains : Honoré de Balzac, l’inventeur du roman moderne. « Tout-petit, je suis tombé dans la marmite de la Comédie humaine (soit 137 œuvres), explique-t-il. À 13 ans, j’étais foudroyé par le père Goriot. À 15 ans, je recherchais dans la forêt de Loches, les empreintes du roman La Ténébreuse affaire inspiré par l’enlèvement du sénateur Clément Der Ris. À 21 ans, mon premier billet à la Une du Figaro s’intitulait "Rastignac en province". Et de rappeler qu’il est aussi un descendant direct – « entre Balzac et moi, l’encre a pris la place du sang » – de Charles Louis Mame, « premier éditeur du jeune Honoré qui le rendit célèbre en imprimant dès 1830 ses Scènes de la vie privée. »

 

Ouvrage dans lequel Balzac prend le parti de la gente féminin. « Il devient son défenseur et se fait aimer d’elle dans toute l’Europe en lui autorisant l’adultère, notamment. C’est aussi avec cette œuvre qu’il fait la connaissance de la comtesse Hanska. Avec elle, ce sont 18 ans d’amour, 16 ans d’attente, 2 ans de bonheur, 6 mois de mariage et… il meurt ».

 

Des personnages reparaissants

Tour à tour romancier, dramaturge, critique littéraire, critique d’art, essayiste, journaliste, imprimeur, Honoré de Balzac a laissé une œuvre romanesque qui compte parmi les plus imposantes de la littérature française. « Chacune de ses œuvres lui a demandé un effort si considérable qu’elle a rétréci inexorablement son existence. Il a été un décrypteur de la société ou surtout un homme qui a su anticiper le présent C’était enfin un forçat de l’écriture qui a inventé le système des personnages reparaissants. Les éléments récurrents du monde balzacien riche de plus de 3 000 personnages. » Et Saint Bris de raconter : « Quand Balzac (se) meurt, il appelle à son chevet le seul médecin qui peut le sauver : le docteur Bianchon, un personnage de la Comédie humaine ».

 

« Être moi-même »

Si nombre d’écrivains ont déjà exploré et prospecté Balzac « comme un monde parce qu’il est un monde », Gonzague Saint Bris s’est attaché, dans sa biographie, à narrer verticalement et horizontalement « toute la vie de l'écrivain tourangeau enrichie par tous les moments forts de son œuvre. »

Balzac disait : « je suis inexplicable pour tous, nul n’a le secret de ma vie et je ne veux le livrer à personne ». Un vrai défi pour Saint Bris qui a du coup emboîté le pas au « colosse de la littérature ». « Je suis allé partout où il est allé, avec en tête sa devise : "J’appartiens à ce parti d’opposition qui s’appelle la vie " ». Pour au final affirmer : « Balzac  m’apporté le courage d’être moi-même. Il m’adonné la foi dans le triomphe de l’autodidacte ».

 

Jean-Philippe Quinery

 

« Balzac, une vie de roman », éditions Télémaque. 450 pages, 22 euros. Gonzague Saint Bris dédicacera son ouvrage à Saint-Cyr-sur-Loire, samedi 28 mai, à l’occasion de la 3e édition du Chapiteau du livre.
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 15:38

 Royal Blog | Vendredi 13 Mai 2011

 

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Par Gonzague Saint Bris. L'écrivain distille sous sa plume quelques conseils aux jeunes époux royaux.

Gonzague Saint Bris - Paris Match

 

 

Le mariage étant un repas qui commence par le dessert, et eu égard à la perfection de votre cérémonie nuptiale – ponctualité, élégance, excellence – suivie à la télévision par un terrien sur trois, permettez à un humble républicain français de vous donner quelques avis sur la gastronomie de la vie.

En ce qui concerne l’avenir de votre union, vous pouvez choisir entre deux principes. Celui exprimé par l’écrivain français, grand ami du Royaume-Uni, André Maurois, l’auteur des « Silences du colonel Bramble » : « Un mariage heureux est une longue conversation qui semble toujours trop brève. » Ou celui formulé sous les couleurs de l’Irlande – que vous portiez si bien durant vos noces, William – par George Bernard Shaw : « Quand un homme et une femme sont mariés, ils ne font plus qu’un. La première difficulté est de décider lequel. »

Ne pas dévoiler les quelques gouttes de sang bleu de Kate

Avec ce beau conte de fées du prince qui, par deux fois, sur le balcon du palais, embrasse sa bergère sur la bouche, vous avez, cher futur roi d’Angleterre, réussi l’allégorie de la monarchie se mariant avec le peuple, créant d’emblée à l’orée du XXIe siècle une nouvelle adhésion populaire à la famille régnante. Dans ces conditions idéales de propagande spontanée, ne répandez surtout pas ce que les généalogistes ont récemment découvert, c’est-à-dire que dans les globules rouges de votre ravissante épouse, dont chacun se réjouit qu’elle descende d’un mineur, circulent aussi quelques gouttes de sang bleu. En effet, l’un des lointains ancêtres de Ca­the­rine, sir Thomas Leighton, officier-diplomate de l’ère élisabéthaine, a été gouverneur de Guernesey pendant près de quarante ans sous le règne de la Reine vierge. De son mariage avec Elizabeth Knollys, dame de la chambre privée d’Elizabeth Ire, sir Thomas a eu un fils et deux filles : Eli­za­beth et Anne, ancêtres de Kate et William. Tandis que le descendant d’Elizabeth – côté Kate – devient quincaillier à Stratford-upon-Avon vers 1800, les descendants d’Anne, au contraire, iront jusqu’à prendre leur place dans la gentry quand Adelaide Seymour épouse en 1854 Fre­de­rick, quatrième comte Spencer, le trisaïeul de Diana. En revanche n’hésitez pas à clamer partout que le Premier ministre actuel, David Cameron, est, lui, de sang royal… Personne ne sait encore qu’il descend de Guillaume IV le réformateur qui, à partir de 1830, œuvra avec succès pour élargir le suffrage en Angleterre !

A la suite du jour de votre mariage, ne vous inquiétez pas. Comme il est de tradition, les ennuis commencent. En général, ils proviennent des plus proches. N’avez-vous pas remarqué – évidemment cela se passait dans votre dos, devant plus de deux milliards de téléspectateurs – le flirt qui s’est ébauché en direct durant la cérémonie religieuse entre votre frère et SA sœur ? C’est vrai que Philippa a produit son petit effet – au grand dam des douairières d’Angleterre – en pénétrant les bras nus dans la cathédrale de Westminster où sont enterrés en manches longues Elizabeth Ire, Mary Stuart et Charles Dickens, l’auteur, entre autres, de cette maxime : « Dans le cœur humain, il y a des cordes qu’il est préférable de ne pas faire vibrer. » En tout cas dans un chœur… Harry n’a pas été insensible au trouble sexy qui émanait de Pippa dans sa robe immaculée. Dans le cortège, à son bras, elle éclatait de rire sous la voûte gothique et lui avait ce sourire roux et fauve typique du sanglier avant l’attaque.

Un feuilleton people inévitable

Henry, Charles, Albert, David a 26 ans et Philippa en a 27. Veut-il reconduire ce délice que vous avez vous-même si joliment consacré, c’est-à-dire épouser une femme très légèrement plus âgée que soi ? Harry aura-t-il l’élégance de demander la main de Pippa ou se contentera-t-il de tenter de la séduire ? Voilà le premier épisode des ennuis qui risquent de vous attendre dans le feuilleton people que de toute façon vous n’éviterez pas, même retirés dans votre paisible demeure de l’île d’Anglesey, dans le nord du pays de Galles, au moment même où vous ouvrirez le cadeau de mariage du président de la République française. Il émane d’une attention personnelle touchante et d’une connaissance raffinée de l’histoire contemporaine. En effet, ce coffret en cuir, une mallette de voyage fabriquée par Dupont, rappelle celui qui avait été fait par la même maison en 1947 à la demande du président Auriol, justement pour le mariage d’Elizabeth II


Quoi qu’il en soit, vous avez raison d’être heureux : votre avenir est radieux. Si vous mettez au monde un garçon, ce sera bon pour la monarchie, mais si c’est une fille qui naît la première, ce sera tout aussi enchanteur au moment où le gouver­nement britannique envisage de rendre le trône accessible aux filles aînées. Grâce à vous, la monarchie constitutionnelle apparaît comme la forme la plus moderne de la démocratie.

Au cas où vous seriez saisis d’un doute quelconque, soyez rassurés. Faites confiance au futur, appuyez-vous sur l’épaisseur historique qui vous précède et respirez à pleins poumons le parfum d’éternité qui vous devance. Pensez toujours à cette phrase de saint Augustin, celle que préfère votre père : « Ce qui est nouveau est caché dans ce qui est ancien ; ce qui est ancien se révèle dans ce qui est nouveau. »

 

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 17:18
Gonzague Saint Bris va publier une biographie de Balzac
 
 


Gonzague Saint BrisGonzague Saint Bris sortira le 30 avril prochain une biographie de l’écrivain tourangeau. Ce dernier accompagne le fondateur de La Forêt des Livres depuis longtemps déjà. Gonzague Saint Bris répond à Tours Infos.

Quand paraîtra votre biographie de Balzac ?
Le 30 avril 2011, je la baptiserai au vin de Saumur, dans la ville même qui inspira à Balzac son roman Eugénie Grandet, lors des Journées du Livre et du Vin Mais, bien entendu, son berceau c’est la ville de Tours où j’ai commencé à écrire il y a trente ans exactement, un an avant de porter à l’écran comme metteur en scène Le Lys dans la Vallée pour Antenne 2 en 1982 avec Ludmila Mikaël dans le rôle de Madame de Mortsauf, Louis Velle dans celui de Monsieur de Mortsauf et Pascal Greggory dans celui de Félix de Vandenesse. A Tours, jeune journaliste à La Nouvelle République, j’habitais au presbytère de la cathédrale Saint Gatien, chez mon oncle le Chanoine Saint Bris, dans un décor qui fut celui du roman Le Curé de Tours.

Depuis combien de temps aimez-vous Balzac ?
Je suis tombé dedans quand j’étais petit, et même avant de naître j’étais déjà lié à lui, puisque je descends par ma mère en ligne directe de Louis Mame, qui fut le grand éditeur de Balzac. Ma vie est jalonnée par le souvenir de son œuvre avec une date que je n’oublierai jamais : 1999, bicentenaire de sa naissance. Cette année-là en tant q u’enfant de la Touraine et écrivain romantique, je lui ai consacré deux ouvrages. Le premier, Je vous aime Inconnue, aux Editions Nil, où je raconte le grand amour de Balzac pour « l’Etrangère », la Comtesse Hanska : « Dix-huit ans d’amour, seize ans d’attente, deux ans de bonheur et six mois de mariage. » Un grand amour dont on peut mesurer l’intensité en lisant cette lettre de Balzac à Evelyne Hanska : « Je voudrais vous consacrer toute ma vie, ne penser qu’à vous, n’écrire que pour vous. Aimer, Eve, c’est toute ma vie. » Le second ouvrage, Le bel Appétit de Monsieur de Balzac, aux Editions du Chêne, fait le récit des habitudes de table de l’écrivain et relate les goûts culinaires de Balzac dans ce XIXe siècle qui vit la naissance des restaurants et l’âge d’or des cafés. J’avais demandé alors à Jean Bardet, le grand Chef de Tours, de recomposer les recettes préférées de Balzac pour ce beau livre aux images signées Jean-Claude Amiel.

1999, c’est aussi l’année où j’ai organisé, à la demande du Conseil Général d’Indre et Loire et avec Hervé Novelli, le grand évènement populaire du bicentenaire de Balzac : LA MARCHE DE LA COMEDIE HUMAINE, qui a permis au public de relier à pied Tours à Saché, comme Balzac le faisait quand il venait de Paris. Tout au long du parcours, des animations théâtrales, musicales et artisanales accompagnaient cette marche. J’ai alors consacré l’édition 1999 de LA FORET DES LIVRES à la célébration de Balzac dans le village forestier de Chanceaux-près-Loches, non loin du site de l’intrigue d’Une Ténébreuse Affaire. Cette même année, dans le film de Josée Dayan pour TF1, j’interprétais le rôle de Louis Mame aux côtés de Gérard Depardieu.


Qu’apportez-vous de nouveau dans cette biographie ?
C’est vrai qu’après André Maurois, Maurice Bardèche et Stefan Zweig, il est difficile de faire mieux. Mais je ne publie jamais une biographie sans faire des révélations ou sans m’appuyer sur des archives inédites. Je l’ai montré encore récemment à propos de Musset en produisant un scoop : l’unique photo faite de lui, issue des archives familiales de la Dame de Nohant et annotée de la main même d’Aurore Sand. Ma biographie de Balzac fera à la fois le portrait de sa vie et celui de son œuvre. A mes lectrices et à mes lecteurs, je réserve, comme à chaque fois, quelques surprises. Je tente d’être fidèle à cette devise de Balzac : « J’appartiens à ce parti d’opposition qui s’appelle la vie ».

Photo : David Nivière
En sa voir plus : www.gonzaguesaintbris.com

 

La biographie de Gonzague Saint Bris sur Balzac sortira le 20/05/2011 et non plus le 30/04/2011 aux Editions Télémaque.

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 17:00

30/04/2011 05:46

Nulle autre province que la Touraine peut se prévaloir d'avoir nourri autant de grands auteurs. Mais parfois leur culte laisse un peu à désirer.

Photo clandestine prise en 1942 du départ du Balzac de bronze vers la gare de Saint-Cosme. Cette statue de 1.690 kg, enlevée par les Allemands, sera fondue. (Collection Michel Petit). Photo clandestine prise en 1942 du départ du Balzac de bronze vers la gare de Saint-Cosme. Cette statue de 1.690 kg, enlevée par les Allemands, sera fondue. (Collection Michel Petit). - (dr)
 
C'était la semaine passée, dans un salon de l'Hôtel de l'Univers à Tours. L'écrivain Gonzague Saint-Bris nous conviait à la présentation en avant-première de sa prochaine biographie consacrée à Honoré de Balzac. « Un portrait complet et inédit de l'auteur de '' La Comédie humaine '' » qui paraîtra le 20 mai, jour anniversaire de la naissance de Balzac, auquel notre Gonzague national voue un véritable culte depuis sa prime jeunesse. Le descendant de Louis Mame - qui fut le premier à publier Balzac - est président de la Société Honoré de Balzac de Touraine.
A la suite de l'entretien, une balade dans les pas de Balzac nous menait rue Nationale où il naquit en 1799, à l'emplacement du n° 53 (à l'époque rue de l'Armée d'Italie), rue des Cerisiers et rue de la Scellerie où il fit ses études avec sa soeur Laure, et dans les quartiers Saint-Gatien, Colbert et Saint-Martin, dont Balzac s'inspirera pour situer quelques-unes de ses oeuvres dont « Le Curé de Tours ».
Le constat était sans appel : Tours n'honore pas assez Balzac.
Certes, le grand Honoré a donné son nom à une (petite) rue et un lycée, et depuis une douzaine d'années, une statue de plexiglas trône sur les pelouses du square François-Sicard. Mais point de plaque commémorative sur le mur de son lieu de naissance (la maison a été bombardée en juin 1940) ni de statue digne de ce nom. Le Balzac de bronze signé Paul-Fournier érigé en 1899, fut enlevé sur ordre des occupants allemands en 1942 pour être fondu à des fins d'armement. Les établissements J. Marret de Fondettes avaient été chargés de l'enlèvement de cette statue située à l'entrée de l'avenue de Grammont, à gauche en venant de la rue Nationale, qu'on appelait alors la place du Maréchal-Pétain. Ce Balzac de 1.690 kg était inspiré du tableau de Louis Boulanger visible au musée des Beaux-Arts de Tours. Il représentait l'écrivain assis... Et dans sa robe de chambre !
A la même époque, Rodin qui filait le parfait amour avec Camille Claudel au château de l'Islette, à Azay-le-Rideau, travaillait sur son Balzac autrement plus majestueux.
A la fin de cette balade « balzacienne », Gonzague Saint-Bris s'invitait dans le bureau du maire, Jean Germain, et lui faisait part de son émoi. « Jean Germain m'a reçu et m'a dit oui sur tout, nous signalait Gonzague Saint-Bris ces derniers jours, c'est-à-dire dans un premier temps, sur une signalisation des lieux balzaciens à Tours, avant la sortie du livre et l'anniversaire de la naissance de Balzac le 20 mai. »
La mémoire de Balzac le Tourangeau, l'auteur le plus publié dans le monde après Charles Dickens, vaut bien cette attention.
 
Pascal Landré
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