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  • : Ce blog présente toutes les actualités de l'écrivain, journaliste et historien Gonzague SAINT BRIS.
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 10:43

PHILIPPE MAILLE montage photos

La mort du grand photographe de presse

PHILIPPE MAILLE : SON DERNIER ENVOL

par Gonzague Saint Bris

 


Le 5 décembre à 11h45, Philippe MAILLE, le grand photographe et aérostier  a pris, suivant la belle expression de sa fille Emilie et d'Hugues de Sade, son dernier envol. Que tous ceux qui l'ont aimé se retrouvent pour un ultime salut à la messe de ses funérailles le jeudi 12 décembre à 9h45 à l'église Saint Justin, Parvis Jean-Paul II, Place d'Estienne d'Orves à Levallois-Perret 92300.


Pour moi Philippe Maille était depuis quarante ans plus qu'un ami, un véritable frère, frère dans le journalisme puisqu'il exerçait avec talent le beau métier de photographe de presse, faisant une carrière éclatante au Figaro Magazine, frère dans l'amour du sport et la passion de l'élévation quand nous partagions ensemble, et souvent avec Hugues de Sade, la pratique du ballon libre. Combien de fois n'avons-nous pas vécu ces vols enchanteurs qui nous emportaient dans les cieux du Val de Loire à bord de la nacelle et sous le bruit du brûleur en nous envolant de l'Ile d'Or à Amboise, du parc de Chenonceau ou de la Pagode de Chanteloup ?


Avec Philippe comme journaliste, comme reporter, j'ai vécu en direct et en communion avec lui qui savait fixer les images de l'histoire en mouvement, quelques unes des mutations du XXe siècle : des retrouvailles avec les Egéries russes à Moscou après la chute du mur de Berlin au lancement du mouvement de la Nouvelle Alliance à New York, au pied de la Statue de la Liberté, sous l'égide des Présidents François Mitterrand et de Ronald Reagan. 


De par le monde, Philippe Maille était le même cultivant l’art où il était champion du monde : faire des photos sans clichés. En reportage, il se montrait à la fois audacieux et diplomate, observateur et dynamique, perspicace et rapide, courageux et plein d'humour. Pour obtenir l'image parfaite, le cadrage génial, l'instant idéal du déclic, il savait être à la fois et patient et tenace. Il n'avait peur de rien et surtout pas de la beauté, cette beauté des images auxquelles il se dédiait en serviteur et en seigneur de son art. A chaque FORET DES LIVRES, le dernier dimanche d'août, sous les feuilles des auteurs et celles des arbres centenaires du village de Chanceaux-près-Loches, dans la Touraine des écrivains, combien de fois ne nous a-t-il pas saisi par son sens suprême de la poésie qui nous fait monter les larmes aux yeux quand nous regardons aujourd'hui à nouveau ses si belles photos ?


Jusqu'à la fin, il a oeuvré comme photographe à la poursuite de la beauté. Le temps actif avait fait sur lui le travail d'une métamorphose bénéfique et, après avoir servi l'actualité à chaud, il s'était intéressé à l'art illimité. Il était passé de la photo choc à l'enluminure de l'éternité. A Reims, la ville de ses ancêtres et de sa naissance, il avait le beau projet de consacrer un livre de photos aux 800 ans de la cathédrale. Il en avait gravi toutes les marches jusqu'au ciel pour réaliser ces clichés dont il avait le secret et dont il nous avait montré les premiers tirages.


Cher Philippe, c'est si facile de te dire aujourd'hui de la terre jusqu'aux nuages et jusqu'aux arcatures qui donnent sur le ciel combien était grand ton talent. Tu étais sur la voie de la fin de ton existence, et tu ne le savais pas encore, et comme préface à ta vie spirituelle, à ta vie éternelle, tu présentais le chef d'œuvre de tes images impeccables de la Cathédrale de Reims. Cela voulait dire que ce jour-là, c’était celui de ton sacre de Reims, la brutalité de l'actualité avait cédé la place à la tendresse des cieux. Ton parcours d’artiste avait trouvé son accomplissement et tu étais parvenu au moment où il est bon de comprendre ce que signifie la racine grecque du mot enthousiasme : avoir Dieu en soi.  


A l'heure de l'éternité de l'amour que tu portes à ta fille Emilie et à ta compagne Micheline, à l'heure où nous ressentons la joyeuse solidarité chevaleresque de la garde étincelante de tes amis pour toujours, je voudrais saluer par une phrase de Baudelaire à la fois ton credo, la pérennité de ton art : "L'image ma grande, ma primitive passion".

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 09:41

Jeudi 25 avril et Lundi 2 septembre : Dans le cadre d'un voyage privé sur les châteaux de la Loire organisé par le magazine Point de Vue, Gonzague Saint Bris accueillera les lecteurs pour une visite du Clos Lucé. Informations auprès de Claudia Reginensi 01 75 55 10 23 et par mail invitationcrg@pointdevue.fr

 


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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 12:16

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 10:39

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 17:08

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 11:31

Louis XIV, le Roi-Soleil était-il celui que l'on croit ?

15/11/2012 05:35
Le portrait d'apparat de Louis XIV par Hyacinthe Rigaud, qui a servi à la couverture du livre de G. Saint Bris, trône au château de Chenonceau. Le portrait d'apparat de Louis XIV par Hyacinthe Rigaud, qui a servi à la couverture du livre de G. Saint Bris, trône au château de Chenonceau.

Comme à son habitude, l’écrivain-biographe Gonzague Saint Bris livre un portrait hors des sentiers battus du Roi-Soleil, riche en anecdotes inédites.

Après François Ier et Henri IV, votre trilogie royale s'arrête à Louis XIV. Pourquoi eux ?

« Parce que ce sont les trois plus grands. Ils incarnaient la chair de la France. Mais Louis XIV est peut-être celui qui a le mieux fait le métier de roi ».

C'est un portrait parfois inattendu du roi soleil…

« Louis XIV est le plus célèbre des rois de France et aussi le plus méconnu. Un exemple, on le disait petit à cause d'une armure qui lui avait été offerte, qui est exposée au Louvre. Or, cela est confirmé par des historiens spécialistes, il mesurait 1,84 mètre, ce qui était très grand pour l'époque. Depuis des siècles on le présente comme un personnage prétentieux, mégalo, hyperpersonnel alors qu'en vérité il n'a cessé de jouer collectif avec ses ministres dont la plupart étaient issus du peuple. »

 Chauve à 20 ans

« Il fit de même avec les artistes qui l'entouraient. Racine couchait sans sa chambre pour lui lire ses pièces. »

Vous écrivez qu'il prônait la diversité à Versailles.

« Louis XIV n'est ni raciste, ni antisémite. Toutes les nationalités existent à Versailles, les noirs, les Persans,… Un roi d'Afrique, nommé Zéna voulut que son jeune fils, Aniaba, connaisse le grand roi de France. Avec son copain Banga, après un long voyage, Aniaba a été présenté au roi qui en fit son filleul et lui donna un nouveau prénom : Louis ! »

Racontez-nous l'épisode de la fistule royale…

« Le Roi souffrait atrocement d'une fistule, dont il dut se faire opérer, malgré tous les risques encourus. L'opération fut un succès. Madame de Brinon, directrice du collège de jeunes filles de Saint-Cyr, écrivit un petit texte pour célébrer l'événement, que Lully mit en musique. George Friedrich Haendel qui l'avait écouté, exporta ce petit motet en Angleterre, auprès de son employeur, le roi George 1er et lui joua ce morceau, avec des paroles anglaises. Le morceau s'appelait Dieu Sauve le Roi. Il devint God Save The King. L'hymne anglais a été composé autour de l'anus de Louis XIV ! »

On découvre que Louis XIV était chauve à 20 ans.

« C'est Michael Jackson qui me l'avait rappelé dans la jungle africaine, alors que nous traversions le fleuve Ogoué, lui qui avait dans son salon la copie de la statue équestre de Louis XIV par Bouchardon : le Roi-Soleil a perdu ses cheveux, à l'âge de 20 ans, après avoir contracté la typhoïde lors de la bataille de Nimègue. Il disposa toute sa vie d'un cabriolet à perruques, près de sa chambre, pour les perruques de chasse, de messe et du souper. »

Et qu'il était obsédé par les femmes et l'amour…

« En tout cas, il était doté d'une vitalité extraordinaire, troussant à tout-va. Dans sa jeunesse il baisait tout le temps sa maîtresse Madame de Montespan, parfois même en plein jour, et le soir il allait honorer la reine. Le roi s'inquiéta auprès de son médecin que les enfants de la reine mouraient tous quand ceux de la Montespan étaient forts et vigoureux. Le docteur eut ce mot, évoquant la reine malheureuse : " Il ne reste à cette dernière que la rincée du verre ". »

 « Louis XIV et le Grand Siècle », par Gonzague Saint Bris. 320 pages, 21,50 €, aux Éditions Télémaque.


Propos recueillis par Pascal Landré
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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 11:29

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 11:20

Le Point.fr - Publié le 07/09/2012 à 12:35

"Paroles de jardiniers", une opération destinée à faire découvrir les jardins des Yvelines, a été lancée au château de Versailles.

Catherine Pégard, en compagnie d'Alain schmitz (à gauche) et d'Henri-François de Breteuil.

Catherine Pégard, en compagnie d'Alain schmitz (à gauche) et d'Henri-François de Breteuil. © DR


Rendez-vous au Trianon en fin de journée. Les visiteurs du jour sont partis, le parc est à nous ! Plus magique qu'un tapis rouge, un chemin de lanternes guide les pas vers le péristyle du Grand Trianon. Le soleil couchant dore le marbre rose des colonnes et donne bonne mine. Un bon présage pour la soirée qui s'annonce. Avant que ne tombe la nuit, les abeilles s'étourdissent encore des grandes hampes fleuries de bleus et blancs des parterres. Les conversations des nombreux invités bourdonnent elles aussi. Signe de l'intérêt qu'ils portent au dynamisme touristique de leur département, plusieurs députés, conseillers généraux ou maires ont tenu à être présents pour le lancement de cette première campagne d'ouverture des jardins des Yvelines. De nombreux propriétaires de châteaux et de jardins de tailles plus modestes s'apprêtant à accueillir les visiteurs sont également présents.

Pour Catherine Pégard, qui fêtera le 2 octobre son premier anniversaire à la présidence de l'établissement public du domaine national de Versailles, il est encore des premières fois. Et c'est à elle, qui règne désormais sur le jardin le plus visité de France (six millions de visiteurs par an !), qu'il revient d'annoncer l'ouverture de cette première opération "Paroles de jardiniers".

Dans les bosquets

"Ici, vous êtes à Versailles, mais d'abord chez Alain Baraton" s'amuse-t-elle en clin d'oeil au jardinier en chef du Grand Parc et de Trianon et parrain de l'opération. "Grâce à lui, j'ai commencé à m'intéresser aux fleurs et aux plantes, avoue-t-elle, et quand il m'a proposé de préfacer un très beau livre à paraître sur l'herbier de Marie-Antoinette, j'ai accepté volontiers." À sa suite interviennent Alain Schmitz, président du conseil général des Yvelines, puis Henri-François de Breteuil, président d'Yvelines Tourisme. Gonzague Saint-Bris, très en verve, enchaîne, réussissant en trois minutes et de grandes envolées à résumer l'histoire des jardins, de Nabuchodonosor à Le Nôtre.

Alain Baraton conclut avant d'entraîner l'assemblée faire un tour des bosquets tout en distillant ses innombrables anecdotes. On le suit les yeux fermés tout en devisant avec des jardiniers amateurs tout aussi passionnés. Comme ce couple de Moisson, proche de Giverny, qui a décidé d'ouvrir pour la première fois sa propriété au public. Un jardin extraordinaire où ils ont, à quatre mains, reconstitué à la fois une forêt balinaise et la nature finlandaise.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 11:17

Balzac honoré par Gonzague Saint-Bris

30/10/2012 05:35
Jean Germain, Marion Dedieu et Gonzague Saint-Bris : le trio d'honneur de la soirée caritative donnée à l'hôtel de ville vendredi soir, au profit des enfants atteints du cancer. Jean Germain, Marion Dedieu et Gonzague Saint-Bris : le trio d'honneur de la soirée caritative donnée à l'hôtel de ville vendredi soir, au profit des enfants atteints du cancer.

Gonzague Saint-Bris nageait comme un sandre dans la Loire, vendredi soir, dans la prestigieuse salle des fêtes de l'hôtel de ville de Tours où il animait un dîner-conférence sur Honoré de Balzac. L'un des auteurs préférés du plus tourangeau des écrivains parisiens, comme en témoigne le livre qu'il lui a consacré : « Balzac, une vie de Roman » (Ed. Télémaque), et qu'il a longuement dédicacé avant et après le dîner.

Pour boire les paroles de ce conteur né – qui prend volontiers des libertés non pas avec l'Histoire mais les petites histoires qu'il raconte autour – plus d'une centaine de convives ravis d'avoir répondu présent à l'initiative du club Tours Cité des arts, l'un des 69 Lions Clubs du district Centre, créé en 1988 et présidée par Marion Dedieu.
Cette Tourangelle, à la tête d'un groupe d'entreprises spécialisées dans la restauration du patrimoine, n'avait pas eu trop de difficultés à convaincre l'écrivain-journaliste de se déplacer pour cette soirée caritative dont les bénéfices seront versés au profit des enfants atteints du cancer. En effet, Marion Dedieu habite l'hôtel Mame à Tours, ancienne demeure de la dynastie des imprimeurs tourangeaux, à laquelle la mère de Gonzague Saint-Bris appartenait. Une copie du contrat de mariage de son grand-père Armand Mame lui a d'ailleurs été remis par son hôtesse.
Jean Germain, qui avait fait l'amitié à la présidente de Tours Cité des arts d'assister à sa soirée, était amusé de s'entendre dire par le conférencier que sa mairie « comptait parmi les plus châteaux de la Loire ». « Je suis un châtelain sans le savoir », a répliqué celui que certains surnomment gentiment le roi Jean !

Évelyne Bellanger
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