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  • : Ce blog présente toutes les actualités de l'écrivain, journaliste et historien Gonzague SAINT BRIS.
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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 10:48

Gonzague SAINT BRIS, historien, écrivain, journaliste, auteur de quatre livres sur Léonard de Vinci, qui habite le Clos Lucé d’Amboise, dernière demeure du maître toscan mort en France, communique  :

 

PARMI LES JOCONDE PERDUES,

LA JOCONDE NUE DE LEONARD DE VINCI :

LA MONA VANNA

Par Gonzague SAINT BRIS

« Il n’est pas étonnant que surgisse des réserves du Prado une copie de La Joconde contemporaine de Léonard de Vinci, identifiée aujourd’hui par le musée madrilène. En effet, d’aucuns prétendent qu’il y a sept Joconde dans le monde…

 

La plus captivante d’entre elles a aujourd’hui disparu, une Joconde nue, appelée La Mona Vanna.  Il semble qu’il s’agisse d’une maîtresse de Julien de Médicis, pour lequel Léonard conçoit le tableau à Rome dans les deux années qui précèdent son voyage en France. Laissé probablement inachevé pour des raisons étrangères à Léonard, et emporté en France, le portrait est signalé à Cloux par Antonio de Beatis en 1516. Cloux est le nom ancien du manoir du Clos Lucé d’Amboise où François Ier reçut Léonard de Vinci  en 1516. Le maître toscan y travailla trois ans et qui y rendit l’esprit le 2 mai 1519. La Mona Vanna, répertoriée par le spécialiste mondial de Léonard de Vinci Carlo Pedretti, a depuis disparu. On connaît cependant l’esquisse de ses traits à travers un certain nombre de copies. Elles montrent toutes l’audace nouvelle du maître qui propose à travers cette toile une formule inattendue qui va conquérir l’esprit de la Renaissance, de La Fornarina  de Raphael jusqu’aux portraits féminins nus en buste qui abondent dans le nord de l’Europe du XVIe siècle. Cette innovation chez Léonard, qui consiste à présenter  la figure féminine entièrement nue, on la retrouve dans l’école de Fontainebleau.

 

L’intérêt de a découverte de la copie de La Joconde réalisée sans doute par un élève de l’atelier de Léonard et provenant des collections du Prado, est dans la fraîcheur de ses couleurs. En effet, l’original de La Joconde exposé au Louvre a perdu l’intensité de ses teintes : les vernis se sont oxydés, La Joconde était bleue, comme le précise Pierre Rosenberg de l’Académie Française, d’un bleu céruléen : ce bleu issu de la profondeur, celui du ciel, celui de la mer. Aujourd’hui elle est dans une marée verdâtre et la robe de la Mona Lisa a perdu son jaune éclatant. »

 

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Published by Gonzague Saint Bris - dans Articles Parus
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