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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 13:40

En gare, escale express du train des écrivains

vendredi 03 juin 2011

Yann Queffélec, Gonzague Saint Bris étaient, hier, à Rennes. Une (trop) brève escale à bord de deux wagons de... l'Orient-Express !

Rennes est l'une des douze villes-étapes du Littératour, ce train-expo affrété par le ministère de la Culture et la SNCF. Une riche idée que dominent trois wagons vidés de leurs banquettes pour laisser place à une exposition de belle tenue, relatant l'histoire de l'écrit, depuis l'Égypte ancienne.

 

« Du temps de la bibliothèque d'Alexandrie, le monde comptait 5 000 écrivains, commente l'historien et éditeur, Jean-Pierre Guéno. Aujourd'hui, rien qu'en France, deux millions de personnes se vantent d'écrire. » Les manuscrits à peintures du Moyen-Âge, exposés sous verre, sont des originaux. « Un seul de ces ouvrages, richement illustrés, coûtait le prix d'une maison de trois étages ! »

Un peu plus loin sur le quai, ce sont deux wagons du mythique Orient-Express qui attendent les visiteurs. Chacun peut s'y poser quelques minutes le temps d'écouter religieusement une lecture à voix haute. Confortablement assis parmi les boiseries et les tentures classées monument historique.

Esprit de révolte

Étonnant de croiser autant de curiosités sur un quai de gare, à Rennes. Au moins autant que de tomber, juste au-dessus, dans le hall, sur Yann Queffélec, Gilles Martin-Chauffier, l'écrivain, rédacteur en chef de Paris-Match, et Gonzague Saint Bris, en dédicace près du tabac-presse.

« J'aime aller à la rencontre de mes lecteurs, » confie, dans un élan lyrique, l'élégant Gonzague qui vient de sortir « Balzac, une vie de roman ». Lui fait toute la tournée du Littératour. Il dort dans l'Orient-Express et se réjouit d'être à Rennes, « la ville où Alfred Jarry a imaginé son Ubu roi en se moquant de son professeur de physique. » L'écrivain, chantre du romantisme, ressent ici un « vrai esprit de révolte. Ce n'est pas parce qu'on est en province que les esprits ne sont pas révolutionnaires. » Surprenante révélation. Comme l'ensemble de cette escale littéraire quasi surréaliste un jour férié ensoleillé dans une ville, malheureusement trop désertée pour réellement en profiter.

 

Benoit LE BRETON

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Published by Gonzague Saint Bris - dans Articles Parus
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